Autobronzant
37 formules analysées. 14 disposent d'une synthèse rédigée ; elles apparaissent en tête de liste.
L'autobronzant ne protège pas du soleil et ne contient aucun filtre UV : il colore la couche cornée. Sa signature est le dihydroxyacétone, ou DHA, présent dans la grande majorité des formules et souvent associé à l'érythrulose, relevé dans plus de quatre sur dix. Ces deux sucres réagissent avec les protéines de surface de la peau pour en foncer progressivement la teinte. Cette chimie impose son environnement : le sodium metabisulfite, qui la stabilise, accompagne un quart des listes, tandis que l'eau et la glycérine sont quasi systématiques.
Deuxième marqueur, la couleur immédiate. Le caramel figure dans plus d'un tiers des formules, accompagné d'une série de colorants réglementés, CI 19140, CI 14700 et CI 42090, qui donnent un hâle visible avant que le DHA n'agisse. Le parfum couvre près de huit formules sur dix et la liste d'allergènes déclarés y est la plus fournie de la famille solaire : linalool et limonene dans environ la moitié des références, puis hexyl cinnamal, geraniol, benzyl salicylate, citronellol, alpha-isomethyl ionone et coumarin.
Le CosméScore note sur 20 la sûreté sanitaire de la formule : sécurité des ingrédients, compatibilité avec les peaux sensibles, charge en allergènes, usage pendant la grossesse. C'est la catégorie dont la moyenne est la plus basse de la famille solaire, et le cumul de colorants et d'allergènes de parfum en explique l'essentiel.