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Comprendre les allergènes : les conservateurs

Publié le 21 août 2026

Comprendre les allergènes : les conservateurs

Il y a dix ans, l'ennemi public numéro un des cosmétiques s'appelait « paraben ». Les rayons se sont couverts de mentions « sans parabènes », les formulateurs ont cherché des remplaçants, et l'industrie s'est massivement tournée vers un autre conservateur. Résultat : l'Europe a connu, dans les années qui ont suivi, l'une des plus grandes épidémies d'eczéma allergique jamais documentées en cosmétique. Le coupable n'était pas le paraben. C'était son remplaçant.

Pourquoi presque tout cosmétique doit être conservé

Commençons par le début, parce que tout découle de là : une crème est un milieu de culture. De l'eau, des corps gras, parfois des sucres et des protéines végétales, le tout maintenu à température ambiante dans une salle de bain humide, ouvert et refermé chaque jour, touché avec des doigts. Un microbiologiste ne concevrait pas de meilleur bouillon.

Les micro-organismes concernés ne sont pas théoriques. Bactéries, levures et moisissures peuvent contaminer un produit à toutes les étapes : fabrication, conditionnement, transport, stockage, et surtout usage quotidien. Une contamination visible gâche un produit ; une contamination invisible peut provoquer des infections, en particulier au contour de l'œil ou sur une peau lésée.

D'où une exigence du règlement (CE) n° 1223/2009 : tout produit mis sur le marché européen doit faire l'objet d'un rapport de sécurité, qui inclut la qualité microbiologique. En pratique, les formulateurs vérifient l'efficacité de leur système conservateur par un challenge test ; on inocule volontairement des souches de référence dans le produit fini, puis on mesure leur décroissance dans le temps (norme ISO 11930). Un produit qui échoue à ce test ne peut pas être commercialisé tel quel.

L'annexe V : une liste fermée, à l'inverse des parfums

Si vous avez lu notre article sur les allergènes de parfum, vous connaissez l'annexe III : une liste de substances restreintes. La logique y est celle du permis par défaut — une matière première parfumante peut être utilisée, sauf si le règlement la restreint ou l'interdit.

Pour les conservateurs, la logique est exactement inverse. L'annexe V est une liste positive : seules les substances qui y figurent peuvent être employées comme conservateurs dans un cosmétique européen. Tout ce qui n'y est pas est, de fait, interdit dans cette fonction. Chaque entrée précise sa concentration maximale, parfois les types de produits concernés, parfois des mentions d'étiquetage obligatoires.

L'ordre de grandeur mérite qu'on s'y arrête. La cosmétique mondiale mobilise plusieurs dizaines de milliers d'ingrédients recensés. Une soixantaine d'entrées seulement, le nombre évolue au fil des révisions, peuvent légalement assurer la conservation. C'est un goulot d'étranglement considérable, et il explique beaucoup de choses sur ce qui suit : quand un conservateur majeur est restreint, l'industrie entière se rabat sur les quelques options restantes, en même temps.

Un détail qui compte pour lire une étiquette : le règlement définit le conservateur par sa fonction principale, une substance destinée exclusivement ou principalement à empêcher le développement de micro-organismes. Retenez cette formulation, nous y reviendrons : elle est la clé de l'allégation « sans conservateur ».

Tous les conservateurs ne se valent pas, loin de là

Voici le point que le débat public a raté pendant quinze ans. « Les conservateurs » ne forment pas un bloc homogène. Leur potentiel allergisant varie d'un facteur dix ou plus d'une famille à l'autre, et — c'est là que ça devient ironique — la hiérarchie réelle est presque l'inverse de la hiérarchie médiatique.

Les taux ci-dessous proviennent de tests épicutanés réalisés en consultation de dermatologie, chez des patients déjà atteints d'eczéma. Ils ne sont pas transposables à la population générale, où les chiffres sont bien plus bas. Ils indiquent en revanche très clairement le poids relatif de chaque famille.

Famille Exemples INCI Positivité en consultation
Isothiazolinones Methylisothiazolinone, Methylchloroisothiazolinone Jusqu'à 6-7 % au pic européen de 2013
Libérateurs de formaldéhyde DMDM Hydantoin, Imidazolidinyl Urea, Diazolidinyl Urea, Quaternium-15 De l'ordre de 2-3 %
Parabènes Methylparaben, Ethylparaben, Propylparaben, Butylparaben Environ 0,5 à 1,7 %, stable depuis des décennies

Autrement dit : le conservateur qui a fait fuir les consommateurs est celui qui déclenche le moins d'allergies de contact. Reprenons l'histoire dans l'ordre.

L'épidémie de méthylisothiazolinone

La méthylisothiazolinone (MIT, ou MI) n'est pas une nouveauté. Elle était utilisée depuis les années 1980, mais en mélange avec sa cousine la méthylchloroisothiazolinone (MCI), le fameux Kathon CG, qui avait déjà provoqué une première vague de sensibilisations à cette époque.

En 2005, les autorités autorisent l'usage de la MI seule dans les cosmétiques, jusqu'à 100 ppm (0,01 %), aussi bien dans les produits rincés que non rincés. Elle est efficace, bon marché, sans odeur, stable. Elle arrive au moment exact où l'industrie cherche des alternatives aux parabènes. La suite était écrite.

Les chiffres de sensibilisation grimpent d'abord discrètement, puis brutalement. Les groupes d'allergologues belges et français, qui l'ajoutent à leur batterie de tests standard à partir de 2010, mesurent des taux de positivité d'environ 6 % en 2012, puis 7 % en 2013. Les réseaux de surveillance européens confirment le pic sur la même période. La littérature dermatologique emploie le mot « épidémie » sans guillemets, et la Société américaine de dermatologie de contact désigne la MI allergène de l'année 2013.

La réponse réglementaire est arrivée en deux temps, sur avis du Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC / SCCS), qui a conclu qu'aucune concentration ne pouvait être considérée comme sûre dans les produits sans rinçage :

Texte Effet
Règlement (UE) 2016/1198 du 22 juillet 2016 Interdiction de la MI dans tous les produits sans rinçage, applicable au 12 février 2017
Règlement (UE) 2017/1224 du 6 juillet 2017 Concentration maximale dans les produits à rincer abaissée de 100 ppm à 15 ppm (0,0015 %)

Et l'intervention a fonctionné, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Les données de surveillance allemandes montrent une prévalence passant de 5,97 % en 2015 à 2,96 % en 2017 : une division par deux en deux ans. Les réseaux européens enregistrent la même décrue. C'est l'une des démonstrations les plus nettes qu'une décision réglementaire ciblée peut infléchir une courbe épidémiologique en dermatologie.

Une nuance importante : les personnes sensibilisées pendant l'épidémie le restent. La restriction protège les futurs consommateurs, elle ne désensibilise personne. Et la MI reste présente dans des produits qui ne relèvent pas du règlement cosmétique : peintures, produits d'entretien, où l'exposition continue.

Le formaldéhyde interdit, ses libérateurs autorisés

Deuxième famille, deuxième mécanisme, et une subtilité réglementaire qui déroute légitimement.

Le formaldéhyde lui-même est classé cancérogène de catégorie 1B et sensibilisant cutané de catégorie 1. À ce titre, l'article 15 du règlement cosmétique l'interdit purement et simplement comme ingrédient : il figure à l'annexe II, celle des substances prohibées.

Mais certains conservateurs de l'annexe V fonctionnent en libérant lentement du formaldéhyde dans la formule, c'est précisément ce qui les rend efficaces. DMDM Hydantoin, Imidazolidinyl Urea, Diazolidinyl Urea, Quaternium-15, Sodium Hydroxymethylglycinate : ces noms ne contiennent pas le mot « formaldéhyde », et pourtant ils en produisent. Ils restent autorisés, encadrés par des concentrations maximales.

Le garde-fou est un avertissement d'étiquetage, et son seuil a été considérablement durci. Le règlement (UE) 2022/1181 du 8 juillet 2022 a fait deux choses : il a remplacé la mention « contient du formaldéhyde » par « libère du formaldéhyde », plus juste, et il a abaissé le seuil de déclenchement d'un facteur cinquante, de 0,05 % (500 ppm) à 0,001 % (10 ppm) de formaldéhyde libéré dans le produit fini, que celui-ci contienne un ou plusieurs libérateurs.

Les parabènes : « non-allergène » de l'année 2019

Venons-en au cœur du paradoxe.

Les parabènes sont utilisés depuis les années 1920. La surveillance allergologique les suit depuis 1940. Et sur ces quatre-vingts années, leur taux de sensibilisation est resté faible et remarquablement stable, malgré un usage massif et croissant. Les grandes séries de tests épicutanés convergent : autour de 0,5 à 1,7 % de positivité en consultation, avec des méta-analyses situant la valeur près de 0,5 %, dont une fraction seulement s'avère cliniquement pertinente.

En 2019, la Société américaine de dermatologie de contact, qui désigne chaque année un « allergène de l'année » pour attirer l'attention sur une substance problématique, a fait quelque chose d'inhabituel. Elle a désigné les parabènes « non-allergène » de l'année, explicitement pour corriger une perception publique qu'elle jugeait infondée, et pour souligner qu'ils comptent parmi les conservateurs les moins allergisants disponibles.

Le vrai « paradoxe des parabènes »

L'expression existe dans la littérature depuis 1973, mais elle désigne autre chose que l'ironie médiatique : les personnes allergiques aux parabènes tolèrent souvent des produits qui en contiennent sur peau saine, tout en réagissant à ces mêmes produits sur peau lésée, eczéma, ulcère, zone déjà inflammée. La barrière cutanée intacte fait une grande partie du travail. C'est aussi pourquoi la plupart des cas rapportés concernent des médicaments topiques appliqués sur peau abîmée plutôt que des cosmétiques appliqués sur peau normale.

Ce que dit la réglementation aujourd'hui

La controverse sur les parabènes ne portait pas principalement sur l'allergie, mais sur une possible activité endocrinienne. L'Europe a tranché en 2014, de façon nuancée :

  • Cinq parabènes interdits par le règlement (UE) n° 358/2014 : isopropyl-, isobutyl-, phényl-, benzyl- et pentylparaben. Motif précis, qui mérite d'être cité correctement : absence de données suffisantes pour conclure à leur innocuité, et non démonstration d'un danger. Ils étaient de toute façon très peu utilisés.
  • Deux parabènes restreints par le règlement (UE) n° 1004/2014 : la somme du Propylparaben et du Butylparaben est plafonnée à 0,14 %, avec une interdiction dans les produits sans rinçage destinés au siège des enfants de moins de trois ans.
  • Deux parabènes maintenus aux concentrations habituelles : Methylparaben et Ethylparaben, jusqu'à 0,4 % individuellement et 0,8 % en mélange. Le CSSC a confirmé leur innocuité à plusieurs reprises.

Le cycle de substitution : remplacer n'est pas améliorer

Prenez du recul et regardez la séquence complète. Elle est instructive, et elle n'est pas terminée.

  • Années 1980 : Le mélange MCI/MI provoque une première vague européenne de sensibilisations. L'industrie cherche autre chose.
  • Années 1990 : Le méthyldibromoglutaronitrile monte en puissance comme substitut. Il provoque à son tour une vague de sensibilisations, et finit interdit en cosmétique.
  • Années 2000-2010 : La défiance envers les parabènes s'installe. L'industrie se tourne massivement vers la MI, autorisée seule depuis 2005.
  • 2013-2017 : Épidémie de MI, puis interdiction en produits sans rinçage.
  • Aujourd'hui : Redistribution vers le phénoxyéthanol, les acides organiques et une nébuleuse d'ingrédients « multifonctionnels ».

Les dermatologues qui documentent ce cycle formulent le même constat depuis vingt ans : chaque fois qu'un conservateur est écarté, la pression d'usage se reporte sur le suivant, dont l'exposition massive révèle alors le potentiel sensibilisant. Le remplacement n'est pas neutre. Il déplace le risque, et il faut souvent une décennie de données cliniques pour savoir où il a atterri.

Le cas du phénoxyéthanol illustre bien la nuance. Autorisé jusqu'à 1 %, il a fait l'objet d'un avis final du CSSC en octobre 2016 concluant à sa sécurité à cette concentration, quel que soit le groupe d'âge. L'ANSM avait pour sa part recommandé dès 2012 une limite plus basse de 0,4 % pour les produits destinés aux enfants de moins de trois ans, et son écartement des produits pour le siège des bébés, une divergence d'appréciation entre agences qui a fait l'objet d'un long contentieux. Sur le plan allergologique, ce n'est pas un sensibilisant majeur, mais ce n'est pas non plus une substance inerte : des cas d'urticaire de contact et d'eczéma sont documentés.

Ce que « sans conservateur » veut vraiment dire

Revenons à la définition juridique évoquée plus haut : est un conservateur, au sens du règlement, une substance destinée exclusivement ou principalement à empêcher le développement des micro-organismes.

Vous voyez la faille ? Un ingrédient qui a une action antimicrobienne réelle mais dont la fonction déclarée principale est autre, humectant, solvant, émollient, n'est pas juridiquement un conservateur. Il ne figure pas à l'annexe V. Et un produit qui n'utilise que ce type d'ingrédients peut afficher « sans conservateur » en toute légalité.

Cette catégorie s'appelle les multifonctionnels, et vous les croisez tous les jours :

  1. Caprylyl Glycol
  2. Pentylene Glycol
  3. 1,2-Hexanediol
  4. Ethylhexylglycerin,
  5. Hydroxyacetophenone
  6. Caprylhydroxamic Acid 

Combinés entre eux, souvent avec un ajustement du pH et un conditionnement adapté, ils assurent une protection microbiologique réelle. Le produit est bel et bien conservé, mais simplement pas par des substances que la loi nomme ainsi.

Les allégations cosmétiques sont encadrées par le règlement (UE) n° 655/2013, qui fixe six critères communs, dont la véracité, la loyauté et l'honnêteté. En France, la DGCCRF et l'ANSM ont publié des recommandations sur les mentions « sans » : celles qui portent sur des substances légalement autorisées peuvent constituer un dénigrement d'ingrédients conformes, ce qui les rend problématiques. « Sans conservateur » figure parmi les mentions tolérées au cas par cas, à condition d'être justifiée.

Un produit réellement dépourvu de tout système conservateur existe, mais il coche des cases précises : formule anhydre (baume, huile, poudre, sans eau, pas de développement microbien), conditionnement stérile en flacon airless ou monodose, ou usage immédiat. Sur une crème aqueuse en pot, la promesse mérite un coup d'œil à la liste INCI.

Comment Cosmélyse les classe

Notre échelle allergène va de 0 à 3. Sur l'article consacré aux parfums, la réponse était simple : les substances à déclaration obligatoire occupent toutes le niveau 3. Pour les conservateurs, l'échelle se déploie sur toute sa largeur, et c'est exactement ce qu'on veut, parce que la réalité biologique est elle-même étalée.

Deux repères concrets, tels qu'ils sont définis dans notre référentiel d'enrichissement :

  • La méthylisothiazolinone est classée niveau 3 : allergène majeur. Elle rejoint les 26 allergènes de parfum historiques dans la catégorie la plus haute, sur la base du risque élevé documenté et de son statut réglementaire.
  • Le phénoxyéthanol est classé niveau 2 : allergène significatif : sensibilisation modérée documentée dans la littérature dermatologique, sans commune mesure avec la précédente.

Le seuil qui compte pour vous est le niveau 2 : à partir de là, la substance devient un signal visible sur la fiche du produit et pèse dans l'axe allergènes du score de formule. En dessous, elle est documentée sur sa fiche sans déclencher d'alerte.

Ce classement repose sur les données de sensibilisation publiées, pas sur la réputation d'une famille. Un conservateur peut donc parfaitement être controversé dans le débat public et se retrouver bas sur notre échelle allergène, ce qui ne préjuge en rien d'autres axes d'évaluation, comme le statut réglementaire ou les précautions liées à la grossesse, qui sont traités séparément.

Les quatre contresens à éviter

2. Une famille entière n'est pas un verdict. Cinq parabènes ont été interdits, deux ont été restreints, deux restent autorisés et confirmés sûrs à plusieurs reprises. Lire « paraben » sur une étiquette ne suffit pas : le préfixe change tout. La même prudence vaut pour les isothiazolinones, dont les conditions d'emploi ont radicalement changé entre 2016 et 2018.

3. Naturel ne veut pas dire sans conservateur, ni mieux toléré. Les référentiels bio autorisent une courte liste de conservateurs :

Ils figurent tous à l'annexe V, exactement comme les autres. Signalons au passage un cas amusant : le Benzyl Alcohol est à la fois un conservateur autorisé et l'un des allergènes de parfum à déclaration obligatoire. La même molécule, deux annexes, deux raisons d'être sur l'étiquette.

4. Une étiquette qui a changé ne veut pas dire une formule qui s'est dégradée. Entre l'abaissement du seuil formaldéhyde de 2024 et l'extension des allergènes de parfum de 2026, beaucoup d'emballages ont gagné des mentions ces deux dernières années sans que rien ne change dans le flacon. Plus de transparence se lit facilement comme plus de danger. C'est le contraire.

En pratique

  • Si vous n'avez jamais eu de réaction : aucune raison de traquer les conservateurs. Ils sont ce qui rend votre crème utilisable pendant six mois sans risque. Le tri par famille « sans X » n'a pas montré de bénéfice ; il a surtout déplacé le problème.
  • Si vous suspectez une allergie : souvenez-vous que l'eczéma allergique de contact apparaît 24 à 72 heures après l'exposition, ce qui rend l'auto-diagnostic très peu fiable. Seuls des tests épicutanés chez un dermatologue ou un allergologue permettent d'identifier la substance en cause. Les isothiazolinones et le formaldéhyde figurent dans les batteries standard européennes.
  • Si vous êtes diagnostiqué : l'éviction est la seule stratégie. Attention aux sources non cosmétiques; peintures à l'eau, produits ménagers, lingettes, colles, qui échappent au règlement cosmétique et à son étiquetage. Pour le formaldéhyde, repérez la mention « libère du formaldéhyde », désormais déclenchée à un seuil cinquante fois plus bas qu'avant 2024.
  • Pour tout le monde : respectez la période après ouverture indiquée par le pictogramme, refermez bien vos pots, évitez d'y plonger les doigts quand une spatule est possible, et ne conservez pas vos produits dans une salle de bain surchauffée. Vous soulagez d'autant le système conservateur.

Sources

  • Règlement (CE) n° 1223/2009 du Parlement européen et du Conseil relatif aux produits cosmétiques — article 2 (définitions), article 15 (substances CMR), article 19 (étiquetage), annexe II (substances interdites) et annexe V (conservateurs autorisés). EUR-Lex
  • Règlement (UE) 2016/1198 de la Commission du 22 juillet 2016 — interdiction de la méthylisothiazolinone dans les produits sans rinçage.
  • Règlement (UE) 2017/1224 de la Commission du 6 juillet 2017 — abaissement à 15 ppm dans les produits à rincer.
  • Règlement (UE) 2022/1181 de la Commission du 8 juillet 2022 modifiant le préambule de l'annexe V — avertissement « libère du formaldéhyde » à partir de 0,001 %. EUR-Lex
  • Règlement (UE) n° 358/2014 de la Commission du 9 avril 2014 — interdiction de cinq parabènes. EUR-Lex
  • Règlement (UE) n° 1004/2014 de la Commission du 18 septembre 2014 — restriction du propylparaben et du butylparaben.
  • Règlement (UE) n° 655/2013 de la Commission du 10 juillet 2013 — critères communs applicables aux allégations cosmétiques.
  • Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC / SCCS), Opinion on Methylisothiazolinone — Submission II, SCCS/1521/13, et Opinion on Phenoxyethanol, SCCS/1575/16.
  • ANSM, Évaluation du risque lié à l'utilisation du phénoxyéthanol dans les produits cosmétiques, rapport du comité scientifique spécialisé temporaire.
  • Castanedo-Tardana M. P., Zug K. A., « Methylisothiazolinone », Dermatitis, 2013;24(1):2-6 — allergène de l'année 2013.
  • Fransway A. F. et al., « Parabens: Contact (Non)Allergen of the Year », Dermatitis, 2018 ; Reeder M., Atwater A. R., « Parabens: the 2019 nonallergen of the year », Cutis, 2019;103(4):192-193.
  • Schwensen J. F. et al. et Uter W. et al., travaux de surveillance sur l'évolution de la prévalence de l'allergie à la méthylisothiazolinone en Europe (réseaux ESSCA et IVDK), Contact Dermatitis.
  • Norme ISO 11930, Cosmétiques — Microbiologie — Évaluation de la protection antimicrobienne d'un produit cosmétique.
  • DGCCRF et ANSM, recommandations à l'attention des professionnels sur l'utilisation des allégations « sans » dans les produits cosmétiques.

Les ingrédients cités dans cet article

PHENOXYETHANOL Phénoxyéthanol
Présent dans 1 250 formules testées
BENZYL ALCOHOL Alcool benzylique
Présent dans 716 formules testées
METHYLISOTHIAZOLINONE Méthylisothiazolinone
Présent dans 19 formules testées
1,2-HEXANEDIOL
Présent dans 1 138 formules testées
BENZOIC ACID Acide benzoïque
Présent dans 212 formules testées
BUTYLPARABEN
Présent dans 5 formules testées
CAPRYLHYDROXAMIC ACID Acide caprylhydroxamique
Présent dans 42 formules testées
CAPRYLYL GLYCOL
Présent dans 1 197 formules testées
DEHYDROACETIC ACID Acide déhydroacétique
Présent dans 200 formules testées
DIAZOLIDINYL UREA
Présent dans 5 formules testées
DMDM HYDANTOIN DMDM hydantoïne
Présent dans 9 formules testées
ETHYLHEXYLGLYCERIN
Présent dans 1 121 formules testées