Brume parfumée corps
38 formules analysées. 38 disposent d'une synthèse rédigée ; elles apparaissent en tête de liste.
La brume parfumée pour le corps se sépare nettement des jus alcooliques de la parfumerie classique. Son support est d'abord aqueux : l'eau ouvre la quasi-totalité des listes, la GLYCERIN accompagne plus d'une formule sur deux, et l'alcool dénaturé n'est présent que dans la moitié des cas — là où une eau de Cologne le porte presque systématiquement.
Cette base aqueuse impose une architecture que les parfums alcooliques n'ont pas besoin d'embarquer. Il faut d'abord un système conservateur : POTASSIUM SORBATE et SODIUM BENZOATE reviennent chacun dans environ un tiers des formules, le BENZYL ALCOHOL dans un quart, souvent associés au CITRIC ACID qui ajuste le pH. Il faut ensuite un solubilisant capable de disperser la fraction parfumée dans l'eau, rôle tenu ici par le PEG-40 HYDROGENATED CASTOR OIL dans près de trois formules sur dix.
Côté matières odorantes, la palette d'allergènes du parfum est moins dense qu'en eau de parfum : LINALOOL et LIMONENE dominent, mais GERANIOL ne concerne qu'un peu plus de quatre formules sur dix. On y croise en revanche davantage d'ingrédients issus de la distillation végétale — CITRUS AURANTIUM PEEL OIL, PINENE, LINALYL ACETATE, GERANYL ACETATE — aux côtés de muscs de synthèse. Filtres UV et colorants y sont rares. Le CosméScore, noté sur 20, mesure la sûreté sanitaire de l'ensemble : sécurité, compatibilité avec les peaux sensibles, potentiel allergisant et usage pendant la grossesse.